Vendre une action est tout aussi important comme décision d’investissement que d’en acheter une, et vous devez avoir une stratégie pour maximiser vos profits et minimiser vos pertes. Élaborer une stratégie de trading est important pour vos futures activités d’investissement. Même une stratégie imparfaite vaut mieux que de n’en avoir aucune non stratégie. Et croyez-moi, votre stratégie évoluera toujours au fur et à mesure que vous apprendrez de vos réussites et de vos erreurs passées, que les marchés changeront, et même que la technologie et les logiciels évolueront.
Cette leçon vous apprendra quelques règles de trading généralement admises. Mais malheureusement, le trading est un art — pas une science — alors n’hésitez pas. Créez vos propres stratégies d’investissement à mesure que vous progressez et apprenez.
Lorsque vous apprenez une nouvelle compétence, il semble toujours qu’il existe quelques règles générales à connaître pour bien démarrer. Au golf, vous devez « garder votre bras gauche tendu » (si vous êtes droitier) et au blackjack, vous devez « supposer que le croupier a un 10 ». En bourse, la première règle est :
Règle n° 1 : Laissez courir vos gagnants et coupez vos perdants.
Cette règle semble simple et évidente, pourtant elle correspond à l’inverse de ce que font la plupart des gens lorsqu’ils commencent à trader des actions.
La plupart des nouveaux investisseurs sont touchés par un mal courant qui les pousse à faire exactement l’inverse —ils n’arrivent pas à admettre qu’ils avaient tort. Ce comportement se voit le mieux par l’exemple. Supposons que vous investissiez 1 000 $ dans deux sociétés lors de vos deux premières opérations. Après le premier mois, la valeur boursière de l’action A est passée à 1 200 $, tandis que celle de l’action B a diminué à 800 $. Quelle est votre première réaction ? Votre premier réflexe est-il de vendre votre gagnante (l’action A) et d’encaisser votre profit, puis d’attendre que votre perdante (l’action B) retrouve sa valeur ? C’est une mentalité de PERDANT ! Pourtant, c’est généralement ce plan d’action que suivent les nouveaux investisseurs.
À première vue, cela peut sembler logique. Vous vendez votre gagnante, vous encaissez votre profit, puis vous vous attachez émotionnellement à l’action B et vous pensez : « elle va bientôt repartir à la hausse et je la vendrai quand j’aurai récupéré tout mon argent ». Ne faites pas ça ! Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’investisseurs expérimentés ne seraient pas d’accord avec votre plan — et pas qu’un peu. Voir la règle n° 1 —Laissez courir vos gagnants et coupez vos perdants! Cela réduit vos pertes (et vous aurez BEL ET BIEN des pertes, comme tout le monde). Si votre gagnante est « en forme », il est probable que sa valeur boursière continue d’augmenter. De même, si le cours de votre « cas problématique » baisse, la baisse continuera probablement, ce qui vous fera subir des pertes supplémentaires.
Gordon Gekko, le personnage principal du film Wall Street de 1987, l’a dit le mieux lorsqu’il a déclaré : « Ne vous laissez pas emporter par vos émotions avec les actions, cela obscurcit votre jugement. » Vous ne devriez acheter une action qu’après l’avoir étudiée et en ayant la conviction profonde des raisons pour lesquelles vous souhaitez la détenir — mais si vous avez tort, reconnaissez-le et passez à votre plan B.
Ce concept se comprend mieux en regardant ce qu’il faut pour compenser vos pertes. Ce n’est PAS intuitif. En effet, en raison du fonctionnement des pourcentages, il faut un gain en pourcentage beaucoup plus important pour récupérer vos pertes. Par exemple, pour une action qui a perdu 15 % de sa valeur, il faudra une hausse de 18 % rien que pour revenir à l’équilibre.
Ces calculs empirent à mesure que votre action baisse. Regardez :
| Ma perte boursière | Gain nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité |
|---|---|
| 20 pour cent | 25 pour cent |
| 30 pour cent | 43 pour cent |
| 50 pour cent | 100 pour cent |
Par exemple, si vous achetez l’action XYZ à 10 $ l’action et qu’elle tombe à 5 $, vous avez alors perdu 50 % de votre investissement. Pour récupérer votre mise, l’action doit maintenant doubler rien que pour revenir à 10 $ l’action. Personne ne veut se retrouver dans la situation de devoir espérer qu’une action double simplement pour revenir à l’équilibre. En réalité, c’est un cauchemar. Il vaut beaucoup mieux couper ses pertes tôt, à 8 à 12 %, plutôt que de se retrouver dans cette impasse.
La loi des pourcentages vue ci-dessus fonctionne aussi en sens inverse (et en votre faveur) lorsque vous conservez vos gagnantes. Plus longtemps vous gardez une action gagnante, moins elle a besoin de bouger pour vous permettre d’enregistrer des gains vraiment intéressants. Regardons le tableau lorsque les actions montent :
| Mes gains boursiers | Gain nécessaire pour doubler l’investissement initial |
|---|---|
| 20 pour cent | 66 pour cent |
| 30 pour cent | 54 pour cent |
| 50 pour cent | 33 pour cent |
| 75 pour cent | 14 pour cent |
Les gains deviennent encore meilleurs lorsque votre action a déjà doublé ou triplé. Par exemple, supposons que vous ayez acheté Google (GOOG) en 2004 à 100 $ l’action. Si l’action se négocie maintenant à 400 $ l’action, chaque hausse de 1 % de l’action vous procure un gain de 4 %. Pas mal, hein ? C’est ainsi qu’on devient riche: trouver les gagnantes et s’y tenir tant qu’elles continuent de progresser régulièrement.